L’argent public, c’est le vôtre !

L’argent public, c’est le vôtre !

Les comptes publics sont  l’expression, la matérialisation d’une politique et des pratiques réglementaires.

La bonne gestion est celle qui, à partir des moyens alloués, permet d’atteindre l’objectif fixé. La période que nous traversons en mutation permanente, met en évidence l’échec du système actuel : absence de maitrise des dépenses publiques, absence d’objectifs clairement définis ou au contraire multiplicité des objectifs, opacité et malheureusement trop souvent indélicatesses répétées envers le Trésor public. L’ancien ministre Alain Lambert évoque tristement une « gouvernance féodale hémorragique » illustrée par des doublons, des gaspillages, et une non maîtrise des budgets des administrations.

L’utilisation de l’argent public.

L’économie paie très cher cette situation dans un monde ouvert : les prélèvements obligatoires qui pèsent sur les ménages et les entreprises handicapent les échanges à tous les niveaux, jusqu’à l’envie d’entreprendre sur notre territoire. Malgré des efforts réalisés envers les entreprises, la baisse des dotations de l’État aux  collectivités territoriales contraint celles-ci à répercuter sur les ménages cette absence de financement (voir les augmentations des  impôts locaux). Nous constatons un retrait des services publics en général. En conséquence, le citoyen paie cher le service et il en a de moins en moins pour son argent.
L’utilisation de l’argent public demeure un des chapitres majeur et sensible du contrat social ainsi que le contrôle et la transparence des opérations. Les articles 14 et 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 27 août 1789 illustrent ce fondement : « La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. »

Nos propositions sont claires.

L’actualité met en lumière régulièrement des pratiques qui donnent  le sentiment profond à la société civile de l’existence d’une classe sociale organisée et proche du pouvoir, citadine et internationale donc coupée naturellement de la réalité quotidienne des populations, ignorante des préoccupations de base des personnes.
Les candidats Oui la Bretagne pensent qu’il est de notre devoir lorsqu’il s’agit des affaires publiques d’opérer un contrôle légitime et obligatoire relocalisé. Ce contrôle sera d’autant plus facilité que le domaine à contrôler sera limité et appréhendable. L’espace régional nous parait donc l’unité la plus pertinente pour une gestion saine et transparente des fonds publics en responsabilité. Il ne s’agit pas ici de « jeter la pierre » aux élus qui agissent pour la plupart dans la légalité mais bien de revoir l’organisation d’un système devenu trop complexe et hypercentralisé.

La Bretagne est à la bonne taille.

Ces fonds représentent tous les efforts et les privations de nos concitoyens, ouvriers, employés, fonctionnaires, artisans, agriculteurs, chefs d’entreprise et retraités. Ils sont sacrés à nos yeux et ne doivent ni être gaspillés ni détournés de leur objet. Tout organisme qui perçoit des fonds publics est contrôlé par un commissaire aux comptes aujourd’hui. De la même manière, nous réclamons que toute utilisation des fonds publics soit contrôlée par un audit indépendant  (« contrôle » signifie la justification de la réalité de la dépense ainsi que le bien-fondé de cette dépense par rapport à une mission publique donnée).
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Yves BRUN et Marité POULAIN
Candidats OUI LA BRETAGNE aux élections législatives sur la circonscription de Quimper